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 [Article] avant une FIV

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Lezzie
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Féminin Nombre de messages : 30231
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MessageSujet: [Article] avant une FIV   Lun 26 Avr - 21:12

http://fr.news.yahoo.com/72/20100426/thl-6-conseils-avant-une-fcondation-in-v-0779602.html

6 conseils avant une fécondation in vitro
Examens, relations sexuelles programmées, traitements, attentes, échecs jalonnent le parcours des couples qui font le choix de la procréation médicale assistée. Les conseils de Dominique Régnault, psychologue au Cecos de Reims pour vivre le plus sereinement possible cette épreuve à deux.

Consulter à deux dès l’annonce du diagnostic

Après plusieurs mois voire années de tentatives, les couples consultent
en centre spécialisé en ayant anticipé le diagnostic d’hypo-fertilité ou
de stérilité. L’annonce représente un véritable traumatisme pour le
couple qui va devoir reconstruire son image ébranlée par cette nouvelle
donne. Malheureusement, les couples passent toujours trop tard la porte du cabinet d’un psychologue ou d’un psychiatre. Ils craignent d’être catalogués comme « anormaux » alors que le remaniement psychique qui s’effectue à ce moment de leur vie mérite bien quelques heures d’écoute attentive.

D’ailleurs, c’est pour cela que les centres d’assistance médicale à la
procréation intègrent souvent d’office dans le parcours des couples un
rendez-vous avec le psychologue. Sinon, il ne faut pas hésiter à en
demander un ! Et ce, même si l’on se sent fort et capable d’affronter la
situation car en cas de difficultés futures, le contact avec le psy
sera déjà établi et le couple aura mesuré l’aide qu’il pouvait trouver
auprès de ce référent.


Réaffirmer son amour pour l’autre

Le diagnostic affecte doublement celui des deux conjoints concerné par
le problème. Un traumatisme individuel s’ajoute ; la personne est remise
en question dans son identité propre. Sa réalité ne correspond plus à
l’image qu’elle se fait d’elle-même. Ce déséquilibre provoque inévitablement un travail de deuil de ce « moi fertile ».

Sidération, refus et colère précèdent une phase dépressive utile pour
regarder en face ce dont on va manquer et se reconstruire sans. Inutile
d’attendre qu’une vraie dépression s’installe et que le médecin
généraliste tire la sonnette d’alarme pour consulter un psychothérapeute
Sans compter la culpabilité qui s’installe. « Va t’en, tu mérites mieux
que moi, je ne veux pas te gâcher la vie », argumentent les personnes
touchées.

Dans cette situation, l’attitude l’autre doit consister en une réaffirmation du couple et de l’amour porté : « Je suis trop bien avec toi pour te quitter ». Il peut aussi soutenir son conjoint en l’accompagnant chez le psy.

Prendre en considération les difficultés pour l’homme Ce sont les femmes qui subissent le plus d’examens et de traitements. Leur rôle difficile dans le protocole est néanmoins encadré par l’équipe médicale. Les hommes éprouvent alors souvent un sentiment de solitude au moment d’intervenir. Recueillir du sperme "sur commande" représente une épreuve. Le désir est difficile à convoquer dans un cadre médicalisé. Sans parler de la pression pour les hommes qui doivent à tout prix réussir sinon leur femme aurait subi un traitement "pour rien".

Quand c’est possible (certains Cecos le permettent), il ne faut pas
hésiter à suivre son compagnon. A défaut, mieux vaut en parler avec lui
ou l’inciter à prendre rendez-vous chez le psychologue pour qu’il exprime ses craintes.

Travailler sur les représentations de la sexualité

Les protocoles d’assistance médicale à la procréation entravent la spontanéité des relations sexuelles. Pour certains couples, ces "câlins programmés" empêchent de prendre du plaisir. Chez les hommes l’hypo-fertilité ou la stérilité s’associe (à tort évidemment) à l’impuissance, ce qui complique encore plus la situation.

Pour retrouver un équilibre, certains couples auront besoin de travailler avec un thérapeute sur leur représentation de la sexualité. La difficulté : aucun modèle de couple aidé par la médeci ne pour avoir un bébé n’existe encore dans l’inconscient collectif. C’est à chacun de l’inventer avec ses propres mots, sa propre expérience. Sur cette problématique très intime (la perception de la sexualité fait écho à l’histoire personnelle de chacun), il faut savoir consulter individuellement. Très important aussi : établir des périodes de pauses de quelques mois afin de retrouver des relations « normales » et aussi de l’énergie sur le plan psychologique.

Espérer en restant raisonnable

Le diagnostic des médecins et leur proposition d’assistance médicale à la procréation font renaître l’espoir de devenir parents et permettent donc en partie de se remettre du traumatisme provoqué par le diagnostic. Mais il faut aussi accepter d’entendre les limites de cet espoir et les difficultés à traverser (effets secondaires des traitements, épreuves psychologiques à chaque échec) posées par l’équipe médicale en début de parcours.

D’ailleurs, les temps d’attente relativement longs avant de pouvoir se lancer dans l’AMP servent à prendre du recul. Et aussi à comprendre que l’AMP n’est pas une obligation : certains couples choisissent de ne pas en user et d’orienter leurs projets différemment, vers l’adoption par exemple

Si aucun essai n’aboutit à une naissance, il faudra faire à nouveau un deuil. D’où l’importance de continuer à s’investir ailleurs (vie professionnelle, loisirs, relations amicales…) pour ne pas se focaliser sur le désir d’enfant. Le projet d’enfant ne peut constituer le cœur de la vie d’un couple. En cas d’échec définitif, le psychologue du centre de procréation médical assistée écoute et accueille les couples pour les aider à arrêter les essais, à envisager l’avenir différemment et à se dégager de cette pression sociale qui veut que chacun pour se réaliser doit mettre au monde un enfant. Si besoin, les couples peuvent très bien consulter en dehors du centre pour justement réussir à tourner la page.

Ne pas hésiter à en parler

Ce qui permet le mieux de surmonter les épreuves d’une AMP, c’est de se parler. Les personnes ont le réflexe de garder pour elle leur souffrance ou leur angoisse afin de ne pas accabler l’autre déjà en difficulté. Le silence s’instaure avec son lot d’incompréhensions, de rancoeurs et de malentendus.

En réalité, chacun a besoin de se sentir compris. D’autant que les difficultés de communication entre les hommes et les femmes n’arrangent rien. Les unes expriment leurs émotions, les autres se focalisent sur les tenants et aboutissants des protocoles… Si le dialogue peine à s’établir, les couples peuvent se tourner vers les forums, les associations ou encore les groupe de paroles au sein des centres médicaux. Face à d’autres personnes dans la même situation, les langues se délient plus facilement.

Katrin Acou-Bouaziz
Dernière mise à jour : 05 Mai 2009




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sylvisa
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Féminin Nombre de messages : 4424
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Date d'inscription : 08/08/2008

MessageSujet: Re: [Article] avant une FIV   Mar 27 Avr - 10:21

ben voilà!! c'est ça faut aller sur un forum!!! et causer!!!! lol!!
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[Article] avant une FIV
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